Des soldats de la brigade Givati ont quitté ce jeudi la base de Sde Teiman sans autorisation, affirmant protester contre la destruction d'un espace de mémoire de leur bataillon.
Dans un message adressé aux parents des soldats, le commandant du bataillon Tzabar, le lieutenant-colonel Menachem, a rejeté cette version.
Il explique avoir ordonné le retrait de plusieurs panneaux en bois représentant notamment « Satan », « l'Ange de la mort » et d'autres personnages associés, selon lui, à des traditions de bizutage (« jeux de pazam ») susceptibles d'encourager des violences et des humiliations entre soldats.
Le commandant affirme avoir également retiré une partie des autres panneaux présents dans les compagnies, tout en conservant certains d'entre eux en raison de leur valeur sentimentale.
« Il n'existe aucun lien entre ces panneaux et les soldats tombés du bataillon ou les espaces de commémoration, contrairement à ce qui a été affirmé dans certains médias », a-t-il écrit.
Toujours selon le commandant, une partie des militaires ayant quitté la base l'auraient fait « sous l'effet d'une pression sociale négative » plutôt que par conviction personnelle.
Afin de permettre un retour à la normale, les soldats ont été invités à regagner la base avant 16 heures.
« Ceux qui reviendront seront accueillis et nous saurons gérer la situation. Ceux qui choisiront de ne pas revenir devront répondre de leurs actes », a-t-il averti, appelant également les parents à convaincre leurs fils de reprendre leur service.
Les soldats concernés dénoncent de leur côté l'attitude du commandant et affirment : « Ce ne sont pas de simples panneaux », écrivent-ils. « Ce sont des symboles qui accompagnent la compagnie depuis des années, transmis d'une génération de combattants à l'autre. Nous les emportons avec nous après des mois de combats à Gaza et au Liban. Ils représentent notre esprit, notre unité et la force qui nous permet de continuer, même dans les moments les plus difficiles. »