Selon les informations disponibles, ces combattants venaient de sortir du Liban ces derniers jours. Il leur a été demandé de démanteler un coin du souvenir dédié aux soldats tombés de leur unité, où étaient rassemblés des drapeaux et des objets à leur mémoire.
Les soldats, au nombre d'une centaine, ont alors déposé leurs armes en signe de protestation, avant de quitter la base sans l'aval de leurs commandants.
La décision inhabituelle des soldats de quitter leur base fait suite à un accrochage particulièrement vif avec le commandant du bataillon. Au cours de cet incident, celui-ci aurait brisé devant les combattants ce que l'on appelle familièrement les « pogim » : des plaques en métal ou en bois, arborant des devises morales associées à l'identité des sections et compagnies. Ce geste aurait été perçu par une partie des combattants comme une atteinte directe à l'esprit de leur unité et à leur identité collective.

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L'un des officiers présents sur le terrain a été entendu disant aux combattants : « Chacun ici sait quelles sont les conséquences de ce qu'il s'apprête à faire. Nous y allons ensemble en tant que bataillon maintenant. Je suis fier de chacun d'entre vous pour ce qu'il fait en ce moment. Il y a ici de nouveaux soldats qui ne connaissent pas les conséquences, mais on s'en fiche — l'absence non autorisée, la prison, on s'en fiche. »