Des sources politiques américaines et israéliennes affirment que le Hamas serait sur le point d'annoncer sa décision de se désarmer complètement, selon un cadre très détaillé et rigoureux prévoyant le démantèlement total de son arsenal et de son réseau de tunnels. C'est ce que révèle ce jeudi le journaliste israélien Ariel Kahana.
L'une de ces sources qualifie ce développement de reddition pure et simple du mouvement. Si le tableau est décrit comme très optimiste à ce stade, l'expérience des mois précédents incite à la prudence face au risque d'un blocage de dernière minute.
Cette annonce potentielle survient au terme d'un processus particulièrement chaotique. Depuis le début de l'année 2026, le dossier du désarmement du Hamas a connu de multiples rebondissements, sans qu'aucun accord définitif n'ait jamais été acté. En janvier, Israël avait déjà posé un ultimatum au mouvement, lui donnant deux mois pour se désarmer une fois le conseil de la paix et le gouvernement technocrate mis en place, sous peine d'une reprise de l'action militaire de Tsahal. En avril, le New York Times rapportait qu'un nouvel ultimatum, porté par le conseil de la paix présidé par les États-Unis, exigeait du Hamas qu'il renonce à la quasi-totalité de son armement et dévoile la carte de son réseau de tunnels souterrains ; le mouvement avait alors qualifié cette exigence de reddition et accusé Israël de violer le cessez-le-feu.
En mai, un rapport indiquait que les Américains avaient transmis à Israël la réponse négative du Hamas sur la question du désarmement, poussant l'armée israélienne à se préparer à une reprise des opérations. Fin juin, le média Israel Hayom rapportait que le mouvement avait assorti sa réponse au médiateur des Nations unies Nicolaj Mladenov de nombreuses réserves, exigeant notamment un retrait complet de Tsahal de la Bande de Gaza et la remise des armes des milices locales collaborant avec Israël, avant d'accepter la moindre avancée. Début juillet, plusieurs sources palestiniennes évoquaient la possibilité que le Hamas annonce la dissolution de son gouvernement civil dans la Bande de Gaza, un geste alors décrit par des analystes comme largement symbolique.
Compte tenu de cet historique de blocages successifs, de délais non respectés et de déclarations optimistes n'ayant, à ce jour, jamais débouché sur un accord définitif, les informations les plus récentes selon lesquelles le Hamas serait proche d'accepter un désarmement total méritent d'être accueillies avec prudence. Aucune confirmation officielle, ni du côté du Hamas ni du côté des médiateurs, n'a pour l'instant permis de corroborer cette annonce.