Sécurité

Un chauffeur d'ambulance inculpé pour espionnage au profit de l'Iran

L'inculpé profitait de son statut d'ambulancier pour espionner à l'intérieur des hôpitaux israéliens.

2 minutes
30 juillet 2026

ParGuitel Benishay

Un chauffeur d'ambulance inculpé pour espionnage au profit de l'Iran
Photo: IStock

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Le parquet du district de Haïfa a déposé ce jeudi devant le tribunal de district de la ville un acte d'accusation grave contre Amir Hisham Mohammed Titi, habitant de Ba'ana âgé de 34 ans, pour avoir mené des missions sécuritaires au profit du renseignement iranien. L'accusé, qui travaillait comme chauffeur d'ambulance, aurait mis à profit sa liberté de circulation dans les hôpitaux du pays pour photographier des installations médicales.

Selon les informations communiquées par le parquet, l'accusé a été arrêté par les Mista'arvim de la brigade tactique de la police des frontières (Magav), une unité spécialisée dans les opérations d'infiltration.

D'après l'acte d'accusation, Titi aurait transmis à son officier traitant iranien des informations photographiées et des images des dispositifs de sécurité au sein des établissements médicaux, tant en temps normal qu'en situation d'urgence. Lors de l'une de ses visites dans un hôpital du nord du pays, il serait même parvenu à fournir des informations sur le Président Herzog qui s'y trouvait au même moment.

Au-delà des actions menées sous couvert de sa fonction de membre du personnel médical, Titi aurait également été envoyé accomplir des missions de photographie et de collecte de données sur d'autres sites. Il aurait notamment documenté le mochav Amikam où vit Yoav Gallant, la place des Otages à Tel-Aviv en tenant une pancarte portant les photos des personnes enlevées, photographié une manifestation qui s'est tenue au centre Horev à Haïfa.

En échange de l'exécution de ces missions, l'accusé aurait perçu des sommes d'argent totalisant plusieurs dizaines de milliers de shekels. Les transferts financiers auraient été effectués via des comptes bancaires appartenant à des membres de sa famille, ainsi que par des paiements sur des portefeuilles numériques.

L'establishment sécuritaire israélien qualifie ces actes d'activité extrêmement grave, menée par un citoyen israélien ayant apporté une aide à l'ennemi en temps de guerre.