Washington intensifie ses pressions sur Israël afin de limiter la participation d’entreprises chinoises aux grands projets d’infrastructures stratégiques, notamment le métro de la région de Tel-Aviv, considéré comme le plus important chantier d’infrastructure jamais lancé dans le pays. Une offensive diplomatique qui intervient après la publication de la liste des entreprises présélectionnées pour les principaux appels d’offres du projet.
Le coût total du projet de métro est estimé à plus de 170 milliards de shekels, dont environ 65 milliards de shekels concernent les principaux marchés actuellement en cours d’attribution.
L’attaché économique américain en Israël s’est récemment entretenu avec Michal Abadi-Boiangiu, la comptable générale du ministère israélien des Finances, au sujet de la présence d’entreprises issues de pays considérés comme « non amis d’Israël ». Derrière cette formulation se trouve principalement l’inquiétude de Washington face à l’influence croissante de la Chine dans les infrastructures stratégiques israéliennes.
Les États-Unis redoutent notamment que des entreprises chinoises impliquées dans des projets sensibles puissent accéder à des infrastructures critiques dans des secteurs comme les transports, les technologies et les communications.
Le ministère israélien des Finances refuse toutefois pour l’instant d’écarter les entreprises chinoises des appels d’offres. Les responsables du Trésor estiment qu’il n’y a pas de raison d’exclure automatiquement certains candidats et privilégient une approche fondée sur la concurrence, en encourageant davantage d’entreprises américaines à participer aux appels d’offres.