À la demande du Premier ministre et avec l'accord de la conseillère juridique du gouvernement, le parquet israélien a déposé une requête sans précédent visant à retirer la nationalité israélienne de deux détenus condamnés pour des infractions terroristes.Les deux hommes, employés de l'opérateur de télécommunications Cellcom, disposaient d'un accès étendu aux systèmes informatiques de l'entreprise. Selon l'accusation, ils ont planifié, pendant plusieurs années, une cyberattaque destinée à paralyser les réseaux de communication de Cellcom en cas de guerre ou d'opération militaire, afin de venir en aide au Hamas.
L'un d'eux entretenait des contacts réguliers avec des responsables du Hamas en Turquie et, avec l'aide du second, aurait transmis des informations sensibles sur les infrastructures de télécommunications israéliennes, les systèmes de cybersécurité de Cellcom et les moyens de les contourner. Les deux hommes envisageaient également d'introduire des dispositifs technologiques permettant de perturber le réseau de l'opérateur, qui fournit aussi des services aux forces de sécurité israéliennes.
Ils ont été condamnés après avoir reconnu les faits, notamment pour complot en vue d'aider l'ennemi en temps de guerre et transmission d'informations à l'ennemi dans l'intention de porter atteinte à la sécurité de l'État. L'un d'eux a également été reconnu coupable d'avoir manifesté son intention de trahir Israël et d'avoir été en contact avec un agent étranger. En 2024, il a été condamné à 11 ans de prison, tandis que le second a écopé de 5 ans et demi d'emprisonnement, assortis d'amendes.
Dans sa requête, l'État qualifie leurs actes de « véritable trahison » et estime qu'ils constituent un cas extrême de rupture du devoir de loyauté envers Israël. Le parquet souligne que le cyberattaque projetée visait une infrastructure nationale essentielle et que les faits ont été commis pour des motifs idéologiques, avec l'objectif affiché de soutenir les organisations terroristes palestiniennes dans leur guerre contre Israël.