Société

Tou beAv: quelques données sur les Israéliens et le mariage

Le Bureau central des statistiques israélien a publié ses données annuelles sur le mariage, à la veille de Tou beAv, la fête de l'amour dans le calendrier juif.

4 minutes
28 juillet 2026

ParGuitel Benishay

Tou beAv: quelques données sur les Israéliens et le mariage
Photo by Chaim Goldberg/Flash90

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Demain (mercredi) sera célébrée en Israël la journée de Tou beAv (le 15 du mois de Av dans le calendrier hébraïque) qui correspond à la fête de l'amour.

Selon nos Sages:  ”Il n’eut pas de meilleurs jours pour Israël comme Tou Beav et Yom Kippour !”
A l'époque du Beit Hamikdach, ce jour-là en Israël, était un des plus attendus car tout était fait pour organiser les chidouhim des jeunes qui n’étaient pas mariés. Les jeunes filles pauvres ou riches s’échangeaient entre elles des vêtements blancs  pour ne pas faire de différences l’une envers l’autre et ne pas humilier celles qui n’en avaient pas.
Les jeune filles de Jérusalem sortaient et dansaient dans les vignes en dehors de la ville pour trouver un l'âme soeur.

A l'occasion de cette journée, le bureau central des statistiques (CBS) a publié les données concernant les mariages en Israël. 53 025 couples se sont mariés en Israël en 2024 au sein des institutions religieuses habilitées à célébrer des mariages, soit une hausse de 10 % par rapport à 2023, année marquée par le déclenchement de la guerre Glaives de fer. Cette reprise fait suite à un net recul enregistré au moment où le conflit a éclaté.

Sur l'ensemble de ces unions, environ 71 % concernaient des couples juifs, 25,8 % des couples musulmans, 1,8 % des couples druzes et 1,3 % des couples chrétiens. La progression du nombre de mariages a été plus marquée chez les Juifs (+13,1 %) et les musulmans (+4,8 %), tandis qu'un léger recul a été observé chez les chrétiens (-0,6 %) et les druzes (-0,4 %). Dans 89,4 % des mariages célébrés entre Juifs, les deux conjoints se mariaient pour la première fois.

Le CBS souligne que le nombre de mariages est en recul depuis 27 ans dans l'ensemble des communautés religieuses du pays, une tendance particulièrement marquée chez les chrétiens, les druzes et les musulmans. Chez les Juifs, ce recul n'a réellement commencé qu'à partir de 2016, avant de se stabiliser ces dernières années.

Cette évolution se reflète également dans la progression du concubinage. La part des couples juifs vivant en union libre a presque triplé depuis 2000, passant de 2,5 % à 7,1 % de l'ensemble des couples juifs en 2024.

L'âge moyen au premier mariage poursuit sa progression chez les Juifs : 27,3 ans pour les hommes et 25,6 ans pour les femmes en 2024, contre 25,4 ans en 2023 pour les femmes. Conséquence directe de ce report, la proportion de célibataires continue d'augmenter fortement dans la population juive. Chez les 25-29 ans, le taux de célibat masculin est passé de 57 % fin 2000 à 65 % fin 2024, tandis que celui des femmes juives du même âge a bondi de 36 % à 53 % sur la même période. Le phénomène touche également les tranches d'âge plus avancées : chez les 45-49 ans, le taux de célibat est passé de 6 % à 14 % chez les hommes juifs, et de 6 % à 12 % chez les femmes juives.

Parmi les grandes villes de plus de 100 000 habitants, Tel-Aviv-Jaffa, Herzliya et Ramat Gan affichent les taux de célibat les plus élevés chez les 25-29 ans au sein de la population juive. À l'inverse, Bnei Brak et Beit Shemesh présentent les taux les plus faibles pour cette même tranche d'âge. Dans la catégorie des 45-49 ans, ce sont Tel-Aviv, Ramat Gan et Bat Yam qui affichent les taux de célibat les plus élevés parmi les personnes n'ayant jamais été mariées, tandis que Beit Shemesh, Modiin-Maccabim-Reout et Bnei Brak ferment la marche. Le CBS explique cet écart par le profil de ces villes où vivent des populations laïques ou religieuses.

Les données du registre de la population font par ailleurs état de 8 235 mariages célébrés à l'étranger en 2024, impliquant au moins un conjoint inscrit au registre israélien de la population. Dans 52 % des cas, seul l'un des deux conjoints figurait au registre au moment du mariage ; dans 24 % des cas, les deux conjoints étaient juifs. Parmi ces couples entièrement juifs mariés à l'étranger, plus de la moitié (54 %) se sont mariés aux États-Unis, près d'un quart (24 %) à Chypre, et environ 5 % dans des pays de la Communauté des États indépendants, principalement en Géorgie (4 %). Ces unions célébrées hors d'Israël concernent le plus souvent des couples qui, pour diverses raisons, ne peuvent ou ne souhaitent pas se marier via les institutions religieuses habilitées dans le pays, seul cadre reconnu pour le mariage sur le territoire israélien.


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