Le gouvernement israélien a approuvé dimanche une proposition du Premier ministre Benyamin Netanyahou visant à interdire l'importation de marchandises produites, en tout ou en partie, grâce au travail forcé. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la traite des êtres humains et répond également aux exigences formulées par les États-Unis dans le contexte des négociations commerciales entre les deux pays.
La décision charge le ministre de l'Économie et de l'Industrie de mettre en place un dispositif conforme aux normes internationales afin d'empêcher l'entrée sur le marché israélien de produits issus du travail forcé.
Une équipe interministérielle, réunissant notamment des représentants des ministères de l'Économie, de la Justice, des Finances, des Affaires étrangères, du Travail et de l'Autorité fiscale, est chargée d'élaborer le cadre législatif et les mécanismes de contrôle. Elle devra présenter ses recommandations au gouvernement dans un délai de 90 jours.
Cette décision intervient alors que l'administration du président américain Donald Trump a récemment annoncé une nouvelle politique douanière. Les importations en provenance de pays ne prenant pas de mesures contre les produits issus du travail forcé seront soumises à des droits de douane de 12,5 %, contre 10 % pour les pays disposant d'une législation en la matière.
Les discussions en vue d'un accord commercial entre Israël et les États-Unis sont en cours depuis mai 2025. En mars 2026, Washington avait ouvert une enquête sur la politique israélienne en matière de lutte contre le travail forcé, estimant qu'elle ne répondait pas pleinement aux standards américains.