Les attaques iraniennes menées au moyen de drones et de missiles poussent les monarchies du Golfe à rechercher de nouvelles solutions de défense et la Corée du Sud pourrait devenir un acteur majeur dans ce domaine.
Les systèmes américains Patriot et THAAD, bien qu'efficaces contre certains missiles, montrent leurs limites lorsqu'ils doivent faire face à des attaques combinant des centaines de drones bon marché, des missiles balistiques et des missiles de croisière.
Le coût des interceptions constitue également un problème. Neutraliser un drone peu coûteux avec un missile valant plusieurs millions de dollars n'est pas viable dans un conflit prolongé.
La Corée du Sud propose une approche plus globale, fondée sur une défense multicouche comprenant des systèmes antidrones, le système Cheongung-II, le futur système L-SAM destiné aux interceptions à haute altitude, ainsi que des centres de maintenance, des formations et même une production locale de certains équipements.
Depuis les Accords d'Abraham, Jérusalem cherche à renforcer la coopération régionale face aux missiles et aux drones iraniens. Les performances des systèmes israéliens de défense antimissile ont fait de l'État hébreu un acteur incontournable dans ce domaine. Si la Corée du Sud parvient à s'imposer auprès des monarchies du Golfe, elle pourrait concurrencer Israël sur un marché stratégique, tout en contribuant à renforcer les capacités de défense d'États confrontés à une menace commune : l'Iran.