Le Moyen-Orient est en pleine recomposition depuis les terribles massacres du 7 octobre. L'annonce faite ce dimanche par le Président syrien, Ahmed al-Charaa vient encore le confirmer.
Il a indiqué que la Syrie travaillait à la conclusion d'un accord sécuritaire avec Israël, associant la participation d'autres pays tiers. Cette annonce s'inscrit dans la continuité de négociations engagées depuis plusieurs mois sous l'égide de Washington, qui cherche à formaliser un cadre d'entente entre Damas et Jérusalem.
Le président syrien a précisé qu'un tel accord, s'il aboutissait, pourrait ouvrir la voie à une paix globale entre les deux pays, sans toutefois que la Syrie ne renonce à ce qu'il a qualifié de droit sur le « Golan occupé ».
En outre, al-Charaa a encore répété que son pays n'avait pas l'intention d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, contrairement à ce qu'a laissé entendre le Président Trump à plusieurs reprises.
Sur la question d'un éventuel affrontement direct avec Israël, Ahmad al-Charaa a tenu à se montrer rassurant, affirmant que la Syrie évitait tout choc frontal avec Israël. « Nous n'avons aucun intérêt à cela », a-t-il déclaré.
Des déclarations qui laissent entrevoir une nouvelle ère dans les relations entre Israël et son voisin syrien, avec cependant toujours un important point d'achoppement: le statut du plateau du Golan indispensable à Israël pour sa sécurité.