Moyen-Orient

En visite en Syrie, le chef de l'ONU affirme que « le Golan appartient aux Syriens »

La visite d’António Guterres constitue la première d’un secrétaire général de l’ONU en Syrie depuis celle de Ban Ki-moon en 2009

3 minutes
26 juillet 2026

ParJohanna Afriat

En visite en Syrie, le chef de l'ONU affirme que « le Golan appartient aux Syriens »
Ahmed al-Charaa et Antonio Guterres Photo by Liri Agami/Flash90

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Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a déclaré samedi lors d’une visite officielle à Damas que le plateau du Golan constituait un territoire syrien, appelant au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie.

Lors d’une conférence de presse aux côtés du ministre syrien des Affaires étrangères, Assad al-Chaïbani, Guterres a dénoncé toute atteinte à l’intégrité territoriale de la Syrie. « Les violations de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie sont inacceptables et doivent cesser », a déclaré le chef de l’ONU, ajoutant que « ce qui appartient aux Syriens est syrien et ne peut leur être enlevé ».

Le plateau du Golan, conquis par Israël sur la Syrie lors de la guerre des Six Jours en 1967 puis annexé en 1981, est considéré par la majorité de la communauté internationale comme un territoire syrien occupé. Israël, de son côté, considère cette région comme essentielle à sa sécurité et sa souveraineté sur le territoire a été reconnue par les États-Unis en 2019.

Première visite d’un secrétaire général de l’ONU en Syrie depuis 2009

La visite d’António Guterres constitue la première d’un secrétaire général de l’ONU en Syrie depuis celle de Ban Ki-moon en 2009. Au cours de son déplacement de trois jours, il a rencontré le président syrien Ahmed al-Charaa au palais présidentiel et s’est rendu dans plusieurs lieux emblématiques de Damas.

Le responsable onusien doit également visiter les installations de la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), déployée sur le plateau du Golan depuis 1974 afin de surveiller le respect de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et la Syrie.

À son arrivée en Syrie, Guterres a déclaré que l’ONU se tenait « aux côtés de la Syrie dans ce moment crucial » et a appelé la communauté internationale à soutenir le processus de reconstruction du pays.

Au cours de ses déclarations, le secrétaire général de l’ONU a également évoqué les conséquences de quatorze années de guerre civile en Syrie. Il a estimé que le pays entrait désormais dans une phase de reconstruction et appelé les États membres à contribuer au redressement économique, à la remise en état des infrastructures et au retour des réfugiés dans des conditions sûres.

« Aucun pays ne peut sortir seul d’un conflit de haute intensité et se reconstruire sans soutien », a déclaré Guterres, affirmant que l’ONU continuerait à fournir une aide humanitaire et au développement « conformément aux priorités nationales de la Syrie ».

Il a également assuré que les Nations unies n’avaient pas d’agenda propre concernant l’avenir du pays : « Notre agenda est celui du gouvernement syrien et du peuple syrien », a-t-il affirmé.

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