France

Soupçon d'attaque contre une synagogue à Sarcelles: six hommes présentés à la justice

Un véhicule suspect avait été repéré le 11 juillet dernier à proximité de la synagogue de Sarcelles.

2 minutes
26 juillet 2026

ParGuitel Benishay

Soupçon d'attaque contre une synagogue à Sarcelles: six hommes présentés à la justice
Photo: IStock

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L'enquête sur le soupçon d'attaque contre la synagogue de Sarcelles progresse.

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé hier (samedi) que six hommes avaient été présentés à la justice dans le cadre de cette affaire.

Dans la soirée du 11 juillet, un véhicule jugé suspect avait été repéré, stationné non pas directement devant la synagogue mais à proximité de celle-ci, à environ 500 mètres, dans un quartier passant de la ville comprenant un cinéma et plusieurs restaurants.

Par précaution, un périmètre de sécurité avait été établi et environ 300 personnes évacuées. Après l'intervention des démineurs, qui n'ont découvert aucun explosif, les policiers ont constaté que la voiture, signalée comme volée, contenait des armes : un fusil de type kalachnikov, un pistolet ainsi que des chargeurs. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait alors salué la réactivité des services de renseignement, qualifiant leur travail de « remarquable », tout en précisant que les auteurs n'étaient pas encore identifiés et que rien ne permettait, à ce stade, de qualifier formellement l'affaire de terroriste.

Dès le dimanche 12 juillet, le Pnat s'était saisi du dossier et avait ouvert une enquête des chefs d'association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes, ainsi que de transport, détention et acquisition d'armes de catégories A et B en lien avec une entreprise terroriste.

Deux semaines après la découverte du véhicule, huit hommes ont été interpellés dans le cadre de cette enquête. Six d'entre eux ont finalement été présentés à la justice hier. Selon le communiqué du Pnat, ces six suspects sont « soupçonnés d'avoir participé au convoyage du véhicule découvert le 11 juillet 2026 à Sarcelles » ou « d'avoir participé à la fourniture ou à la livraison des armes », sans que les investigations aient établi, à ce stade, leur connaissance précise du projet terroriste visé.

Le parquet a requis leur mise en examen ainsi que leur placement en détention provisoire, dans le cadre de l'information judiciaire.