Les États-Unis et l'Arabie saoudite ont officiellement signé un accord historique sur le nucléaire civil, a annoncé dans la nuit le département américain de l'Énergie. L'accord a été paraphé par le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, et son homologue saoudien, le prince Abdulaziz ben Salmane.
Le texte comprend un accord de coopération nucléaire civile, dit « accord 123 », ainsi qu'un accord complémentaire portant sur les questions de sécurité. Selon Washington, il ouvrira le marché saoudien du nucléaire aux entreprises américaines tout en garantissant les normes les plus strictes en matière de sûreté nucléaire, de sécurité et de non-prolifération. Le texte doit désormais être soumis au Congrès américain, où son adoption ne devrait pas rencontrer d'opposition majeure.
Selon une source civile saoudienne , cet accord permettra au royaume d'économiser 1,5 million de barils de pétrole par jour, aujourd'hui utilisés pour produire de l'électricité et alimenter d'autres besoins civils, notamment dans le secteur de la santé. La même source a insisté sur le fait que cet accord « n'est dirigé ni contre Israël ni contre aucun autre pays de la région » et qu'il répond avant tout à un intérêt stratégique intérieur de l'Arabie saoudite.
D'après les informations publiées par le New York Times, l'accord autorise Riyad à développer des infrastructures nucléaires civiles, y compris des capacités d'enrichissement, sous l'égide des États-Unis, sans que le royaume ait renoncé à ses exigences concernant une éventuelle normalisation avec Israël. Sur le plan diplomatique, il s'agit d'un succès majeur pour l'administration Trump.