Alors que l'attention internationale reste concentrée sur le conflit entre les États-Unis et l'Iran, une autre crise prend de l'ampleur au Yémen. Des centaines de manifestants sont descendus dans les rues d'Aden, Mukalla, Al-Dhale, Abyan et Shabwa pour rejeter tout accord qui accorderait un rôle politique aux Houthis, soutenus par Téhéran.
La mobilisation fait suite aux déclarations du président du Conseil présidentiel yéménite, Rachad al-Alimi, qui évoquait la possibilité d'un compromis avec les Houthis. Les manifestants dénoncent une solution qui se ferait, selon eux, « aux dépens du Sud ».
Cette contestation révèlent les profondes divisions internes du Yémen. Les forces sudistes réclament que toute décision concernant leur région fasse l'objet d'un large consensus national et refusent qu'un accord soit conclu sans leur approbation.
Selon plusieurs analystes, cette opposition populaire pourrait compliquer les ambitions régionales de l'Iran en affaiblissant davantage ses alliés houthis, même si son impact sur le conflit en cours reste difficile à mesurer.