Le Qatar mène des démarches discrètes auprès des autorités iraniennes afin d'obtenir la libération de plusieurs membres de la communauté juive arrêtés ces derniers mois en Iran, selon des informations révélées par la chaîne publique israélienne Kan News.
D'après des sources proches du dossier, les personnes interpellées auraient été arrêtées après avoir critiqué le régime iranien dans le contexte des tensions avec les États-Unis et Israël ou pour des liens présumés avec le Mossad. Doha chercherait désormais à convaincre Téhéran de les remettre en liberté.
Cette médiation s'inscrirait dans une stratégie plus large du Qatar visant à consolider son statut d'interlocuteur privilégié de Washington sur les dossiers régionaux. Après avoir participé à plusieurs négociations concernant des ressortissants américains détenus en Iran, Doha entend démontrer qu'il demeure un canal de dialogue incontournable avec la République islamique.
Cette initiative intervient peu après la libération d'un citoyen américain emprisonné en Iran depuis 2024, un geste salué publiquement par le président américain Donald Trump. Selon les informations disponibles, cinq membres de la communauté juive iranienne sont actuellement détenus pour différentes accusations.
Les efforts diplomatiques du Qatar interviennent alors que le pays fait l'objet de critiques concernant la nature de ses relations avec l'Iran.
Selon un rapport de renseignement révélé récemment, Doha aurait contribué, ces dernières années, à atténuer les effets des sanctions internationales imposées à Téhéran. Le document affirme que, depuis le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont fortement développés, notamment dans les secteurs maritime et énergétique.