Pour beaucoup de Français ayant fait leur alyah, le constat peut surprendre. Ils ont quitté un pays où la communauté juive se sent de plus en plus exposée, mais découvrent en Israël une population souvent très attachée à la France, à sa culture et à son mode de vie.
Cet attachement s’explique d’abord par l’image que la France continue de véhiculer. Pour de nombreux Israéliens, elle évoque avant tout Paris, la gastronomie, la mode, le cinéma, les parfums, les grandes maisons de luxe et une certaine idée de l’élégance. Les produits français conservent un prestige particulier et quelques mots prononcés en français suffisent souvent à éveiller la curiosité ou la sympathie.
Cette image se traduit aussi dans les habitudes de voyage. Malgré la concurrence de destinations plus proches et souvent moins coûteuses, la France reste une destination prisée par de nombreux Israéliens. Paris, la Côte d’Azur, les Alpes ou encore les régions viticoles attirent des visiteurs en quête de culture, de gastronomie et d’un art de vivre qui continue de faire rêver.
À cette attirance touristique s’ajoute un véritable engouement pour la langue française, très sollicitée en Israël. Enseigné dans plusieurs établissements scolaires et proposé par le réseau de l’Institut français, le français continue de nourrir un lien culturel fort entre les deux pays.
Cette proximité dépasse d’ailleurs les seuls domaines de la culture et du tourisme. Lors de la demi-finale de la Coupe du monde opposant la France à l’Espagne, de nombreux messages de soutien aux Bleus ont circulé sur les réseaux sociaux israéliens, bien au-delà de la communauté française installée en Israël.