Yoseph Haddad a sèchement recadré Gadi Eizenkot sur son compte x, après une interview accordée par l’ancien chef d’état-major à la chaîne israélienne Channel 13. Interrogé sur une éventuelle participation de Mansour Abbas à une future coalition, Eizenkot avait expliqué qu’il ne l’excluait pas, en citant le nom de Yoseph Haddad.
Une comparaison que ce dernier affirme ne pas avoir comprise. « Me comparez-vous à Mansour Abbas parce que nous sommes tous les deux arabes ? », a-t-il demandé, soulignant qu’en dehors de leur identité arabe, « absolument rien » ne les rapprochait.
Vétéran de la brigade Golani, blessé durant son service militaire, Yoseph Haddad a rappelé son engagement en faveur de l’État d’Israël et du rapprochement entre Juifs et Arabes israéliens. Il dirige notamment une organisation arabe israélienne active dans la défense d’Israël à l’étranger.
À l’inverse, il reproche à Mansour Abbas de ne pas qualifier clairement le Hamas d’organisation terroriste. Il a également évoqué les liens de Ra’am avec l’association Aid 48, accusée dans plusieurs enquêtes publiées d’avoir transféré des fonds à des organisations liées au terrorisme, dont le Hamas.
« Personne ne doit tenter de blanchir ou de légitimer Mansour Abbas sur mon dos », a-t-il martelé. Haddad affirme s’opposer catégoriquement à la ligne suivie par les partis arabes représentés aujourd’hui à la Knesset.
Il appelle ainsi à leur boycott politique, non pas en raison de l’origine arabe de leurs membres, mais en raison de leurs positions qu’il juge anti-israéliennes. « Boycotter les partis arabes n’est pas du racisme. Dire que Mansour Abbas et moi sommes identiques simplement parce que nous sommes arabes, ça, c’est du racisme », a-t-il conclu.
Yoseph Haddad a par ailleurs confirmé qu’il envisageait toujours une entrée en politique. Contrairement aux nombreuses rumeurs circulant à son sujet, il affirme ne s’être engagé auprès d’aucun parti et ne pas avoir encore décidé de la suite de son parcours.