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La proposition d'Erdogan à Trump qui pourrait gêner Israël

Erdogan aurait proposé à Trump un vaste plan économique régional visant la Syrie, le Liban et l'Irak.

3 minutes
16 juillet 2026

ParGuitel Benishay

La proposition d'Erdogan à Trump qui pourrait gêner Israël
Photo: White House

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Le quotidien libanais Al-Akhbar, proche du Hezbollah, a rapporté hier (mercredi), l'existence d'une initiative turco-qatarie présentée par le président turc Recep Tayyip Erdogan au président américain Donald Trump, lors de leur dernière rencontre à Ankara.

Selon des sources citées par le journal, Erdogan aurait proposé que les États-Unis soutiennent un vaste projet économique impliquant plusieurs pays de la région, avec un accent particulier mis sur la Syrie, le Liban et l'Irak et qui exclurait Israël. Le rapport précise qu'Erdogan avait auparavant déjà discuté des grandes lignes de ce projet avec l'émissaire spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack. Selon ce même rapport, le projet viserait à « fournir des fondations stables et sécuritaires dans la région, de manière à permettre le lancement de grands projets économiques ».

Les sources citées par Al-Akhbar indiquent qu'Erdogan se serait plaint auprès de Trump de ce qu'il a qualifié d'« occupation » israélienne en Syrie et au Liban. Il aurait affirmé qu'il s'agit là de « la cause principale de l'instabilité qui nuit à tout processus visant à contenir les alliés de l'Iran ». Erdogan aurait également expliqué à Trump l'importance d'un retrait rapide d'Israël des territoires au Liban et en Syrie, comme préalable à de futurs accords sécuritaires entre Israël, le Liban et la Syrie, toujours selon ce rapport.

Selon les mêmes sources, le président syrien Ahmed al-Sharaa aurait lui aussi soulevé la question des retraits israéliens lors de sa rencontre avec Trump, soulignant que la stabilité en Syrie exige la restauration de la souveraineté sur l'ensemble de son territoire. Il aurait été cité en ces termes : « Israël empêche une solution dans le sud de la Syrie, a refusé d'inclure le mot "retrait" dans l'accord et a interrompu les négociations lorsque ce sujet a été soulevé. Tant qu'il refuse de se retirer, pourquoi devrions-nous signer un accord avec lui ? » Al-Sharaa aurait par ailleurs affirmé que le Hezbollah ne pourrait pas être désarmé tant qu'Israël ne se serait pas retiré du Liban, et qu'un désarmement forcé plongerait la région dans le chaos.

Dans ce contexte, Donald Trump aurait pressé Binyamin Netanyahou d'amorcer un retrait de la Syrie et du Liban lors d'un entretien téléphonique. Les deux hommes devraient se rencontrer la semaine prochaine aux Etats-Unis lors du voyage du Premier ministre israélien pour assister aux obsèques du sénateur Lindsey Graham.