Près de neuf mois après sa libération des geôles du Hamas à Gaza, Rom Braslavsky a partagé un témoignage profondément personnel et spirituel sur ses réseaux sociaux. Il y annonce avoir entamé le processus de retrait au laser de son tatouage, un choix motivé à la fois par un traumatisme vécu en captivité et par un retour profond à la foi juive.
Rom Braslavsky a choisi d'ouvrir son message en citant un commandement biblique célèbre issu du Lévitique (19:28) : « Vous ne ferez point d'incisions dans votre chair pour un mort, et vous n'imprimerez point de tatouage sur vous. »
Pour le jeune homme, ce projet de retrait est indissociable d'une immense gratitude envers le Créateur pour sa liberté retrouvée. Il a ainsi exprimé ses remerciements à travers des mots empreints de spiritualité : « Papa [Dieu], merci pour le privilège d'enlever ce tatouage de mon corps. Merci pour le privilège d'être libre et heureux. Merci pour le privilège d'être Juif. Merci pour le privilège de ne plus être otage à Gaza. »
Braslavsky a partagé un souvenir bouleversant de ses jours en captivité, qui l'a conduit à sa décision. Il a raconté que durant les chauds mois d'été d'août et de septembre, les terroristes l'avaient forcé à porter une veste épaisse afin de dissimuler le tatouage sur son corps, de peur que son identité juive ne soit découverte si jamais quelqu'un parvenait à pénétrer dans le lieu où il était détenu. Il a décrit l'absurdité du fait que ce soit précisément ce tatouage, chose qu'un Juif croyant n'est pas censé porter sur son corps, qui ait constitué le signe évident révélant sa judéité à ses geôliers, ce qui l'a amené à décider de le retirer dans le cadre de son retour aux sources. »
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Le processus de détatouage au laser est réputé pour être particulièrement douloureux, s'apparentant à des brûlures répétées sur la peau. Pourtant, Rom Braslavsky explique accepter cette souffrance physique de manière pleinement consciente et constructive, la transformant en un acte de dévotion : « J'ai décidé de prendre sur moi de retirer ce tatouage par brûlure laser directement sur le corps, et de souffrir — dans un seul et unique but : servir et me soumettre au Saint, béni soit-Il. »