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Les conditions (inacceptables par Israël) posées par l'Arabie Saoudite pour toute normalisation des relations

Riyad multiplie depuis plusieurs semaines les contacts discrets avec Washington pour évoquer une éventuelle adhésion aux Accords d'Abraham.

2 minutes
14 juillet 2026

ParGuitel Benishay

Les conditions (inacceptables par Israël) posées par l'Arabie Saoudite pour toute normalisation des relations
Photo by Yonatan Sindel/Flash90

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Selon des informations rapportées par le quotidien israélien Israel Hayom, l'administration saoudienne a fait passer ces dernières semaines des messages à de hauts responsables américains indiquant sa disponibilité à rouvrir le dossier de son adhésion aux Accords d'Abraham, le cadre de normalisation entre Israël et plusieurs pays arabes signé en 2020 sous l'égide de l'administration Trump.

D'après trois sources proches des discussions à Washington, des représentants du prince héritier Mohammed ben Salmane ont approché la Maison Blanche, le département d'État et plusieurs membres du Congrès avec un message comportant deux conditions centrales pour que le processus aboutisse du point de vue saoudien.

La première condition posée par l'Arabie Saoudite est le départ de Binyamin Netanyahou après les prochaines élections israéliennes. La seconde est l'annulation des mesures mises en œuvre par le ministre des Finances Bezalel Smotrich en Judée-Samarie au cours des trois dernières années.

Ce n'est pas la première fois que la question d'une normalisation entre Israël et l'Arabie Saoudite achoppe sur la question palestinienne. La condition de la reconnaissance d'un Etat palestinien est au coeur des exigences saoudiennes, une position qu'Israël refuse d'accepter.

Plusieurs sources proches du dossier, citées par Israel Hayom, relativisent la portée immédiate de cette initiative saoudienne. Selon elles, des propositions de ce type viseraient avant tout « un processus, et non nécessairement un résultat » concret à court terme.

La nouvelle offensive diplomatique saoudienne autour des Accords d'Abraham serait avant tout un signal adressé à Donald Trump, visant à démontrer que Riyad demeure un partenaire utile pour Washington. Elle s'inscrirait également dans une volonté saoudienne d'éviter une reprise des hostilités entre l'Iran et les États-Unis.