Les rebelles houthis ont accusé ce jour, lundi, l'Arabie saoudite d'avoir mené plusieurs frappes contre l'aéroport international de Sanaa, sous leur contrôle. Selon eux, l'objectif était d'empêcher l'atterrissage d'un avion iranien. Aucune confirmation officielle n'a été apportée par Riyad à ce stade.
Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a dénoncé une « agression injustifiée » et affirmé que « le régime saoudien a déclaré la guerre et devra en assumer toutes les conséquences ». Un autre responsable du mouvement, Hazam al-Assad, a également menacé Riyad de représailles.
D'après les médias houthis, les frappes auraient visé les pistes de décollage et d'atterrissage de l'aéroport. Des habitants de Sanaa ont rapporté avoir entendu plusieurs explosions et observé des avions de combat survolant la capitale.
Les Houthis assurent que l'appareil iranien, empêché d'atterrir à Sanaa, s'est finalement posé à Hodeïda, autre ville sous leur contrôle. Ils affirment qu'il transportait des malades, des passagers bloqués ainsi qu'une délégation officielle yéménite.
Le gouvernement houthi accuse également l'Arabie saoudite, avec le soutien des États-Unis et d'Israël, de maintenir un blocus aérien et maritime contre le Yémen. Il appelle les Nations unies et la communauté internationale à intervenir.