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Relativement épargné sur le plan militaire, le Qatar paie, néanmoins, un lourd tribut économique

Les frappes iraniennes et le blocage du détroit d'Ormuz fragilisent durablement son industrie gazière.

2 minutes
12 juillet 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Relativement épargné sur le plan militaire, le Qatar paie, néanmoins, un lourd tribut économique
Crédit : Istock

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La situation dans la région a de lourdes conséquences sur son économie, fortement dépendante du gaz naturel liquéfié -GNI-.

Deuxième exportateur mondial de GNL en 2025, avec 18,4 % du marché mondial, juste derrière l'Australie -18,7 %-, l'émirat a vu sa principale installation de liquéfaction de gaz, Ras Laffan, endommagée par une frappe iranienne avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Les réparations pourraient durer jusqu'à cinq ans et réduire d'environ 17 % les capacités d'exportation du pays. Face à cette situation, QatarEnergy a invoqué la force majeure sur plusieurs contrats, suspendant ou annulant certaines livraisons.

Le blocus du détroit d'Ormuz imposé par l'Iran a également empêché pendant plusieurs mois les exportations qataries de GNL. Une situation qui touche particulièrement les marchés asiatiques, le Qatar est l'un des principaux fournisseurs de l'Inde et assureprès d'un tiers des importations chinoises de gaz naturel liquéfié.

L'Union internationale du gaz estime que cette instabilité au Moyen-Orient pèsera durablement sur le marché mondial du GNL, dont les échanges devraient reculer d'ici à la fin de l'année 2026.

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