Les États-Unis ont mené, dans la nuit de mercredi à jeudi, une nouvelle vague de frappes contre l’Iran, plus large que celle de la veille. Le CENTCOM affirme avoir visé près de 90 objectifs militaires et logistiques afin de réduire la capacité de Téhéran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Parmi les cibles : systèmes de défense aérienne, radars côtiers, dépôts de missiles et de drones, moyens navals et infrastructures liées à l’armée iranienne.
Des explosions ont été rapportées dans plusieurs secteurs, notamment autour de Bandar Abbas, Bouchehr, Kharg Island et dans le nord de l’Iran. Pour la première fois depuis la trêve d’avril, des infrastructures de transport auraient également été touchées, dont deux ponts ferroviaires dans le nord du pays.
Donald Trump a assumé une riposte directe. « C’est une vengeance pour les bombardements de navires par l’Iran hier. Si cela se reproduit, ce sera bien pire », a-t-il déclaré. À bord d’Air Force One, le président américain a aussi affirmé que les Iraniens « veulent désespérément un accord », tout en disant douter de leur capacité à respecter leurs engagements. Il a prévenu que chaque attaque iranienne entraînerait une réponse américaine « vingt fois plus forte ».
La réponse iranienne n’a pas tardé. Les Gardiens de la révolution affirment avoir frappé des bases américaines au Bahreïn et au Koweït. Des sirènes ont retenti au Bahreïn, au Koweït et au Qatar, où des alertes ont été envoyées à la population. Les défenses aériennes ont été activées dans plusieurs pays du Golfe.
À Téhéran, le ton s’est encore durci. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que les États-Unis devaient comprendre que « si vous frappez, vous recevez ». Il a également affirmé que le détroit d’Ormuz ne s’ouvrirait qu’avec des « arrangements iraniens », et non sous pression américaine.
Cette nouvelle séquence intervient après une première nuit de frappes américaines, de mardi à mercredi, qui avait déjà visé plus de 80 cibles iraniennes et aurait tué huit membres des forces aériennes et navales de la République islamique. Washington présente ces opérations comme une réponse aux attaques contre des navires marchands dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce mondial de pétrole et de gaz.