Baptisé Long Range Precision Strike « Frappe de précision à longue portée », ce projet prévoit le développement d'un missile capable de frapper des cibles situées à près de 1 000 kilomètres, avec une portée pouvant être étendue jusqu'à 2 000 kilomètres. Sa mise en service n'est toutefois pas attendue avant 2030.
Londres présente cette initiative comme une réponse au renforcement de la menace russe. « Depuis le sommet de l'OTAN à Ankara, nous envoyons un message clair au président Vladimir Poutine : l'OTAN est plus forte, plus européenne et prête à défendre ses citoyens face à la menace que représente la Russie », a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, à la BBC.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé que ce programme contribuerait à renforcer la coopération entre les alliés européens et à consolider la sécurité de l'Alliance atlantique sur le long terme.
Cette initiative intervient alors que Donald Trump presse depuis plusieurs années les membres de l'OTAN d'augmenter leurs dépenses militaires. Lors du précédent sommet de l'Alliance, les États membres se sont engagés à porter leurs dépenses de défense à 5 % du PIB d'ici 2035.
Pour Israël, ce programme présente également un intérêt stratégique et industriel. Le pays figure parmi les principaux exportateurs mondiaux de systèmes de missiles et de défense aérienne. Bien que cette initiative soit pilotée par des industriels européens, elle pourrait ouvrir la voie à de nouvelles coopérations technologiques avec l'industrie israélienne de défense, déjà partenaire de plusieurs armées européennes.