Rencontre avec Liora Amar, l'une des voix du service Allo Alyah JLM.
Que vous ayez juste une idée en tête ou un projet bien avancé, que vous soyez encore en France ou déjà installé en Israël depuis vingt ans, Allo Alyah JLM est fait pour vous. Cette initiative de la mairie de Jérusalem, en partenariat avec Qualita, propose un accompagnement gratuit, personnalisé et en français, du premier questionnement jusqu'à l'intégration.
Pour qui ? Pour tout le monde
"Il y en a qui n'ont même pas encore ouvert de dossier d'Alyah, qui ne savent pas comment faire", explique Liora Amar, conseillère depuis le lancement du service. "Et il y en a qui sont en Israël depuis vingt ans et qui ont besoin de recevoir leur retraite française, qui leur revient d'ailleurs."
Entre ces deux extrêmes, tous les profils sont accueillis : jeunes qui ne savent pas quelles études entreprendre, familles qui s'interrogent sur la scolarité de leurs enfants, actifs qui craignent de ne pas trouver de travail, retraités qui découvrent les méandres du système de santé israélien.
Un réseau de partenaires pour chaque situation
Le service ne prétend pas tout savoir, mais il sait vers qui orienter. Pour les démarches administratives de l'Alyah, l'Agence juive reste incontournable. Mais Allo Alyah JLM va bien au-delà : le CNEF pour les équivalences de diplômes et l'orientation universitaire, le Hub de l'emploi pour la recherche de travail, KavlaNoah et Delet la Olim pour les enfants, Psy26 pour le soutien psychologique — "un partenaire incontournable, renforcé depuis la guerre" — et des professionnels bénévoles spécialisés dans les retraites françaises, en lien avec le consulat.
Le cas particulier des retraités
C'est l'un des sujets les plus fréquents. Liora Amar, qui s'en occupe plus particulièrement, rappelle des points cruciaux souvent méconnus : les Toshavim Chozrim — Israéliens de retour au pays — doivent patienter six mois avant d'être couverts médicalement par le Bituah Leumi. Quant aux olim installés depuis des années, beaucoup ignorent encore qu'ils ont droit à leur retraite française et ne savent pas comment en faire la demande depuis Israël.
Une angoisse qui monte en France
Depuis le 7 octobre et face à la montée de l'antisémitisme, le service reçoit des appels de personnes qui ne pensaient pas du tout à faire leur Alyah. "Il y a beaucoup de gens qui nous posent des questions avec de petites angoisses, notamment par rapport au travail", observe Liora. Son message est clair : "Celui qui cherche correctement, avec l'aide du Hub Emploi et d'autres structures, trouve."